
Mondial féminin U-20 : le Nigeria, seul rescapé africain, arrache sa place en 8ès de finale
Bénin et Tanzanie recalés dès leurs grandes premières, le Ghana éliminé par la France. Trois des quatre représentants africains ont chuté dès la phase de groupes de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026. Seul le Nigeria a résisté à l’hécatombe et décroche son ticket pour les huitièmes de finale. L’Afrique […]

Bénin et Tanzanie recalés dès leurs grandes premières, le Ghana éliminé par la France. Trois des quatre représentants africains ont chuté dès la phase de groupes de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026. Seul le Nigeria a résisté à l’hécatombe et décroche son ticket pour les huitièmes de finale.
L’Afrique rêvait grand pour cette 12e édition du Mondial féminin U-20, disputée en Pologne du 5 au 27 septembre 2026. Dès le tirage au sort effectué à Łódź le 15 mai dernier, la Confédération Africaine de Football (CAF) prévenait que ses quatre représentants ( Nigeria, Ghana, Bénin et Tanzanie ) hériteraient de groupes « aussi relevés qu’ambitieux ». Un pronostic qui s’est vérifié à la lettre : le continent repart avec un seul rescapé sur quatre. Le Bénin et la Tanzanie, venus découvrir la compétition pour la toute première fois de leur histoire, ont vite déchanté. Le Ghana, lui, a longtemps résisté avant de plier. Seul le Nigeria, présenté par la CAF comme « la nation africaine la plus titrée et la plus expérimentée dans les compétitions féminines de jeunes », a tenu son rang et validé son billet pour le tour suivant.
Tanzanie : trois matches, trois lourdes défaites
Classées dans le Groupe B avec le Brésil, le Canada et l’Angleterre , les Twiga Stars n’ont jamais existé, malgré une résistance de courte durée lors du premier match. Menées par le Brésil, elles avaient égalisé sur penalty grâce à Winfrida Gerald avant la pause, avant de céder en seconde période (défaite 4-1). Puis une nouvelle défaite 5-1 face à l’Angleterre, avant une dernière humiliation 6-0 contre le Canada : les Tanzaniennes quittent la Pologne sans le moindre point, pour une première expérience mondiale à oublier vite.
Ghana : un sursaut d’orgueil qui n’aura pas suffi
Versées dans le Groupe C aux côtés de la France, de la République de Corée et de l’Équateur, les Black Princesses, habituées de la compétition, visaient une qualification historique. Le début de tournoi a pourtant été rude : une lourde défaite d’entrée 0-3 face à l’Équateur, qui a compliqué d’emblée leurs plans. Mais le Ghana a su réagir avec caractère en battant la Corée du Sud 3-1 lors de la deuxième journée, ravivant l’espoir d’une qualification. Il fallait cependant l’emporter, ou au moins ne pas perdre, face à la France lors de l’ultime match. Les Ghanéennes ont longtemps résisté aux assauts des Bleuettes, mais ont fini par céder en seconde période : Clara Bertrand a ouvert le score à la 54e minute, avant que Justine Rouquet ne double la mise, puis qu’Ornella Graziani ne transforme un penalty. Défaite 0-4 qui met fin au parcours ghanéen dès la phase de groupes, malgré cette belle victoire contre les Sud-Coréennes.
Nigeria : seul contre tous, le sauvetage in extremis des Falconets
Et puis il y a le Nigeria. Seul, unique, dernier représentant d’un continent entier à avoir survécu à la phase de groupes – une performance qui prend une tout autre dimension à la lumière de l’échec collectif du Bénin, de la Tanzanie et du Ghana. Présenté par la CAF elle-même comme « la nation africaine la plus titrée et la plus expérimentée dans les compétitions féminines de jeunes », le Nigeria portait déjà, avant même le coup d’envoi, l’étiquette de meilleure chance de médaille du continent. Versées dans le Groupe F avec l’Espagne, la Chine et la Nouvelle-Calédonie, les Falconets savaient dès le tirage au sort qu’un « choc » les attendait face aux Espagnoles.Le chemin n’a pourtant rien eu d’une formalité. Battues d’entrée 0-2 par l’Espagne, elles s’étaient accrochées à un match nul 0-0 contre la Chine pour rester en vie, dos au mur avant l’ultime journée du groupe.Face à la Nouvelle-Calédonie, il n’y avait qu’une issue possible : gagner, et bien gagner. Le Nigeria n’a laissé planer aucun doute : une démonstration de 10 buts à 1, portée par un triplé de Ramotalahi Kareem, élue joueuse du match. De quoi valider la qualification pour les huitièmes de finale en terminant deuxièmes du groupe – et surtout offrir à l’Afrique son unique billet pour la suite du tournoi.
Un bilan continental en demi-teinte, sauvé par le Nigeria
Trois éliminations dès le premier tour, un seul qualifié : le compte est cruel pour l’Afrique à l’issue de cette phase de groupes. Sans l’exploit nigérian, c’est un continent tout entier qui aurait quitté la Pologne dès le premier tour. Les Falconets portent donc, seules, la lourde responsabilité de représenter l’Afrique dans la suite du tournoi – un fardeau qu’elles ont déjà commencé à porter avec panache.