
#GAFI: le Cameroun accélère sa sortie de la liste grise
L’objectif était au centre de la tenue ce 22 octobre à Yaoundé, de la 2e session ordinaire du Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. Occasion pour le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba […]

L’objectif était au centre de la tenue ce 22 octobre à Yaoundé, de la 2e session ordinaire du Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive.
Occasion pour le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, qui présidait la cérémonie au nom du ministre des finances, de rappeler aux uns et aux autres que ladite session intervient au moment où le Cameroun fait toujours l’objet de surveillance renforcée par le GAFI (Groupe d’action financière).
Contexte

Il faut dire que le Cameroun, inscrit sur la liste grise du Groupe d’Action Financière(GAFI) depuis le 23 juin 2023, reste sous surveillance renforcée. Lors de sa session plénière d’octobre 2025 à Paris, le GAFI a maintenu le Cameroun sur cette liste, estimant que des progrès ont été réalisés mais insuffisants pour une sortie immédiate.
Aussi, lors de la session du 20 février 2026, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait-il indiqué que le pays préparait la transmission de son septième rapport de suivi au GAFI, avec un taux d’exécution des mesures recommandé limité à 46%. Parmi les insuffisances relevées:
-l’insuffisance des dispositifs de supervision des professions assujetties en matière de LBC/FT/FP
-l’absence de mécanisme d’encadrement et de supervision des organismes à but non lucratif
-l’absence d’un mécanisme satisfaisant de mise en œuvre des sanctions financières ciblées au titre des Résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies
-l’absence d’un mécanisme national de gestion des avoirs criminels gelés, saisis ou confisqués, ou encore le déploiement d’un dispositif permettant la dématérialisation des échanges entre l’ANIF(Agence Nationale d’Investigation Financière) et ses principaux partenaires.

En relevant la prescription ferme de sortir notre pays de la liste grise dans les meilleurs délais, le ministre des Finances a invité les administrations et les institutions responsables des actions résiduelles à les réaliser dans les jours et les semaines qui suivent, afin que le 9ème Rapport en cours d’élaboration soit le dernier et que la première session du Comité de Coordination pour l’année 2027 soit consacrée à la préparation de la visite sur place du GAFI. Laquelle marquera alors la fin du processus de surveillance renforcée.
Aline-Florence Nguini