#Insécurité : Eva tuée par des proches

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C’est ce qui ressort de la reconstitution des faits par les présumés malfrats ce 08 mai 2024 au quartier Mimboman-Maetur.

 

Conduite par Luc Ndi Ndi,  procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi, accompagné du Commissaire Divisionnaire Moïse Emane Emane, Chef de la division régionale de la police judiciaire du Centre, la descente sur les lieux du meurtre de Eva Pauline Lebaramo, une jeune fille la vingtaine entamée, a permis d’y voir clair. Ahmadou Ousseni, 24 ans, ex-petit ami de la victime et son ami Remi Tchey Pagbe, 20 ans, sont bels et bien les assassins.

Il aura fallu près d’une heure d’horloge pour replonger les uns et les autres à ce fameux soir du 27 mars 2024, où tout à basculer pour ce trio, très bien connu par les habitants du quartier.

Les faits

Tout serait partie, d’un désaccord financier entre la victime et ses bourreaux, qui va dégénérer. C’est en tout cas ce que reprennent en chœur, les présumés assassins. Las d’attendre, une promesse de remboursement faite par Eva Lebaramo, les accusés, sous l’emprise des drogues qu’ils avaient l’habitude de consommer, vont lui préparer un guet-apens à son domicile. Brutalisée, ligotée et illonnée, Eva n’aura pour seul espoir que la coopération. Elle contactera alors séance tenante, sous ordre d’Ahmadou Ousseni, des proches, notamment sa grand-mère, pour demander une somme de 100 000 Fcfa. Montant que lui réclament, ses tortionnaires. Face à de nombreux essais infructueux, les deux hommes décident d’emporter avec eux, le téléphone portable de la jeune fille et son véhicule de marque Toyota Yaris, garé au parking du duplex qu’elle occupe.

Et alors qu’elle essaie de se libérer de ses liens, Remi Tchey Pagbe lui assènera deux coups de pilon de cuisine dans le dos et ensuite sur la tête, avant de l’asphyxier au moyen d’un sachet plastique.

Vol et recel

En possession du téléphone et des clés de la voiture d’Eva, les deux malfrats vont appeler un troisième larron. Le dénommé Amadou Bagaya, alias Ahmed, fonctionnaire de police révoqué. Ce dernier va arriver en pleine nuit sur une moto à quelques mètres de la concession où baigne dans une mare de sang, le corps sans vie d’Eva. Les biens volés à la victime lui seront remis et il sera chargé de vendre lesdits biens. Avant de trouver un acheteur en la personne d’Ousmanou Ben Sadou, Amadou Bagaya, également parent de Ahmadou Ousseni, va d’abord utiliser le téléphone de la victime, non sans se demander où elle trouve et pourquoi c’est une tiers personne qui est en possession de ses biens. Pour le procureur de la République, Luc Ndi Ndi, cela démontre à suffisance l’implication de ce dernier. Surtout que lors de son arrestation, il est toujours en possession de la voiture de la défunte. 

Alors que les accusés sont reconduits dans les cellules de la brigade de recherches de la Division régionale de la police judiciaire du Centre, en charge des enquêtes, le commissaire de police principal, Gaston Ndongo Epok, chef de ce service, conseille aux populations de dénoncer tous les fiefs de vente des drogues et de sensibiliser les jeunes sur la dangerosité de celles-ci. Il en appelle également à la collaboration d’avec la sureté nationale lorsqu’il y’a un péril à craindre sur le plan sécuritaire.

Jeanne Ngo Nlend

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