
Enseignement privé de base : l’État durcit le contrôle des établissements
À l’approche de la rentrée scolaire 2026/2027, le secteur de l’enseignement privé de base fait l’objet de nouvelles mesures de contrôle. Réunie les 17 et 18 août 2026 à #Yaoundé sous la présidence du ministre de l’Éducation de base, Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, la 21ᵉ session a débouché sur deux mesures fortes : la […]

Cette décision traduit la volonté des pouvoirs publics d’assainir un secteur confronté à plusieurs dysfonctionnements. Les 803 établissements concernés sont répartis dans six régions du Cameroun : l’Adamaoua, le Centre, l’Est, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Ils ont été fermés pour exercice clandestin de leurs activités et manquements graves aux dispositions légales et réglementaires. Les établissements visés ne pourront reprendre leurs activités qu’après régularisation de leur situation administrative et sur instruction du ministre de l’Éducation de base.

Assainir avant d’autoriser
Le ministère de l’Éducation de base justifie cette suspension par plusieurs irrégularités constatées dans le secteur. Dans une correspondance signée le 10 août 2026, le Minedub évoque notamment la précarité de certaines infrastructures, le non-respect des normes pédagogiques et la circulation de faux arrêtés. La période de suspension doit ainsi être consacrée à l’assainissement du secteur, en collaboration avec les fondateurs et les organisations de fondateurs d’établissements privés. Au-delà de ces mesures, la Commission a recommandé une révision et une actualisation du cadre réglementaire de l’enseignement privé, notamment avec l’intégration de la dématérialisation.


Une rentrée sous surveillance
À travers ces mesures, l’État entend renforcer la transparence, améliorer la qualité des apprentissages et mieux encadrer les établissements privés. En juillet 2024, 722 établissements non conformes avaient déjà été fermés. Le secteur de l’enseignement privé de base devra désormais s’inscrire dans un cadre plus strict, avec la perspective d’aller vers le régime de l’autorisation préalable. Cette réforme prévoit qu’un opérateur ne pourra débuter son activité qu’après avoir obtenu un document officiel de l’État, alors que l’enseignement privé est actuellement régi par le régime de la déclaration.
Rosalie Abeng (stagiaire)