Immigration : les leaders mondiaux tirent la sonnette d’alarme

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Ces derniers suggèrent l’intensification de la lutte contre la pauvreté. C’est dans le sillage des Objectifs du Développement Durable (ODD) adoptés en 2015.

Cette problématique apparaît plus que jamais d’actualité en ce 25 février, jour de la célébration de la journée mondiale de la sensibilisation contre l’immigration clandestine. Une immigration qui peut être intracontinentale ou extracontinentale.

Les manifestations

Entre 2000 et 2019, un rapport de l’ONG “Amis des Étrangers au Togo” fait état de ce que le nombre de migrants internationaux en Afrique est passé de 15,1 millions à 26,6 millions, soit l’augmentation relative la plus forte (76 %) parmi toutes les grandes régions du monde. En conséquence, la part des migrants internationaux en Afrique par rapport au total mondial est passée de 9% en 2000 à 10 % en 2019.

Le Cameroun n’est pas exempt de ce phénomène qui touche le monde entier. Ainsi, en septembre 2024, le “Groupement des Entreprises du Cameroun” lançait un cri d’alerte avec des chiffres saisissants. Près de 6 000 Camerounais partis au Canada entre janvier et avril 2024. Une hémorragie qui vide le pays de sa force productrice depuis plusieurs années déjà comme le souligne un rapport de l’Organisation Internationale du Travail publié en 2022. Le document révèle que le Cameroun a perdu pas moins de 23 000 professionnels qualifiés en 2020. Plus de 2% de sa population active.

Les causes

Selon l’ONG togolaise, les causes sont multiples et multiformes. Elle cite par exemple les causes économiques et précise que 84% de l’économie mondiale est détenue par les G20 et les 16% sont réparties dans les 175 autres pays restants du monde. Une analyse qui démontre également que des progrès économiques réalisés dans toutes les régions du monde en 2016, les pays de l’Afrique au Sud du Sahara et de l’Asie du Sud demeurent sous le seuil de la pauvreté.

Comme causes institutionnelles, il est noté le fait que beaucoup de pays n’ont pas d’institutions spécialisées chargées des problèmes migratoires avec des centres sociaux d’accueil pour la collecte des données, d’assistance et de protection. Également pointées du doigt, les causes naturelles, caractérisées par les catastrophes naturelles et les effets du changement climatique.

Les solutions

Comme solutions, l’ONG “Amis des Étrangers au Togo”, estime que des mesures appropriées doivent être adoptées pour résoudre ces problèmes migratoires massifs. Elle relève d’ailleurs que c’est dans ce cadre que les Objectifs du Développement Durable (ODD) sont adoptés par les leaders mondiaux en 2015 et que ces ODD disent que « personne ne sera laissé pour compte ». À cet effet, le premier objectif est la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes et partout et le deuxième vise à mettre un terme à la faim à travers le monde.

L’implémentation des ODD à tous les niveaux, du local au global, souligne l’ONG, est un atout considérable pour limiter les flux migratoires massifs dans le monde. La coopération Gouvernements-société civile s’imposerait également pour contrôler la migration internationale et limiter la criminalité transfrontalière, démasquer les criminels, lutter contre le trafic humain et celui commercial et assister les victimes de trafic et les migrants vulnérables.

En d’autres termes, il s’agit de créer des opportunités d’emplois aux jeunes, sans discrimination, lutter contre la discrimination liée au genre, au statut migratoire, promouvoir la paix, une société inclusive, ainsi que l’accès à la justice pour tous avec la création d’institutions à tous les niveaux.

Aline-Florence Nguini

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